I rode past destruction in the ditches
Huricane.
Bob Dylan.
Triste journée. Surtout cette lumière. C'est glauque au possible, pire que le métro parisien - et c'est une référence dans le genre ultra glauque, le métro parisien. Finalement je crois qu'on aurait dû y aller à la Java hier soir Jeanne, ça nous aurait peut-être permi de refouler un peu tout ça. J'ai fini La Vie fantasmagoriquement brève et étrange d'Amadeo Modigliani de Velibor Colic (avec des accents sur les deux c que je ne peux pas faire avec mon clavier suisse) ; ce tout petit livre m'a fait naître une fascination pour ce peintre-sculpteur livournais. Je ne regarderai plus jamais ses oeuvres de la même manière. Et, vu qu'on en est toujours au stade Zéro, ça m'a fait venir une idée de sujet pour notre TPE qui serait un truc dans le genre « Comment la consommation de drogues et/ou d'alcool se reflète-t-elle dans les oeuvres d'artistes consommateurs ? » Etant donné qu'il y a des tonnes d'artistes ivrognes/drogués (voire même les deux il y a pas mal de trucs à dire là-dessus puis tant qu'à parler d'érotisme ou de folie, autant vaut parler d'opium et de marijuana. Faudra que j'en parle aux filles.
Sinon je continue à écouter Bob Dylan en boucle-boucle-boucle, je lis Le Père Goriot à une vitesse bien supérieure à ma vitesse V(habituelle) - et je lis déjà vite - mais là j'aime, j'aime, j'aime, qu'est-ce qui leur a pris de ne me jamais faire lire Balzac avant ; c'est comme ceux qui n'ont jamais manger de Mont-Blanc / Vermicelle / Torche-Marron au plaisir, moi je garde mon petit mot à moi et personne ne sait jamais de quoi je parle (le premier) mais qui me parait bien plus joli et poétique avant seize ans (quinze, pardon mon amour). Il y a des choses qui ne doivent pas attendre si longtemps - idem pour Kerouac - les choses qui t'apprennent la vie (enfin, ça ne vaut peut-être pas pour un Mont-Blanc mais bon, ça fait partie de la culture gastronomique on va dire). Mais d'un côté c'est vrai que je ne pourrais pas faire lire On The Road ou les Liaisons Dangereuses à ma soeur, il faut qu'elle garde un minimum d'innocence, elle la perdra bien assez vite de toute manière, pas la peine d'anticiper. Du coup, on dirait que tout mon discours tombe à l'eau... Enfin non, c'est juste qu'on plonge dans ce « tout est relatif / tout dépend » dont j'ai horreur.
Enfin bon, je vais aller manger parce que c'est prêt et que je crève de faim.

Nancy Cunard (à cause de qui on a failli perdre Aragon) par Man Ray
Par ligeia, Dimanche 4 Novembre 2007 à 14:31 GMT+2 dans Délires d'une Inconsciente (article, RSS)



