Ligeia

Panthéisme exacerbé.

 

Like A Hurricane.

Neil Young. 

 

 

 

« Now he's gone, I don't know why

And till this day, sometimes I cry

He didn't even say goodbye

He didn't take the time to lie. »

 

 

 

(Ellen Von Umwerth)

 

 

Chaînes qui ne se brisent pas ?
Le temps les consumera ?
Ne pas penser au futur, ne pas s'inquiéter. All right.
Mais ça ne change rien, n'est-ce pas.
J'ai cru un moment que c'était passé, fini, tourné la page, tout est au mieux dans le meilleur des mondes, mais 4'est tellement loin d'être le cas que je ne peux même pas faire semblant d'y croire.
Bon ça me soule, ça ne sert à rien.

 

Espérons d'aller en Australie.
Deux mois de totale coupure devraient me faire du bien.

 

 

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Lorsque je connaîtrai ton âme, je peindrai tes yeux.

 

Into The White.

Pixies.

 

 

Bovarysme assidu. Et pourtant, je n'y crois plus.

Regardé un très beau film sur Amedeo Modigliani cet après-midi, avec Andy Garcia et Elsa Zylberstein.
Ce peintre, il est vraiment classe, j'aime beaucoup ce qu'il fait.
Et puis sa vie - faut bien le dire - c'est un cas.
Un enième exemple d'Only The Good Die Young, malheureusement...

Le passé est assaillant.
S'il existait des médicaments pour ne pas penser, j'en prendrais bien
.
Pas bien compliqué en fait, suffit de 'tuer une bouteille de vodka' ou  fumer, sniffer, s'injecter ; c'est sûrement efficace.
Mais je ne sais pas si c'est une très bonne idée.
Je n'ai pas besoin de ça au fond.
Puis quand je vois les effets que ça produit, je trouve ça tellement déplorable que l'envie me passe.
Et de toute façon ce n'est pas une solution, pas à long terme, tu mets juste tes problèmes de côté mais ils restent là, et ils finissent toujours par revenir (au mauvais moment qui plus est).
Or ce qu'il faut, c'est une solution sur le long terme.
L'efficacité.
Pas au coin d'la rue...

J'ai appris que Cendrars et Modigliani étaient amis.
C'est fou, plus on sait de choses plus on se rend compte de tous les liens qu'il y a entre des trucs (ou des personnes) qui à première vue n'avaient pas de raison d'en avoir.
(Waou, elle en fait des découvertes la petite Maria..)

 

Ne pas avoir la tête à ça
N'avoir la tête à rien
Avoir envie de fumer
Aller se faire un thé
Et lire toute la nuit pour finir un satané bouquin
Puis arriver en cours avec une tête de tox'
Dire que c'est normal, on avait mieux à faire
Mais il pleut sur les joues
Et les traces restent

 

 

Jeanne - Amedeo Modigliani 

 

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Le Nuage En Pantalon.

Say It Ain't So Joe.

Murray Head.

 

 

 

IV

 

Maria ! Maria ! Maria !
Ouvre-moi ta porte !
Je ne peux pas rester dans la rue.
Tu ne veux pas ?
Tu attends
que mes joues s'affaissent en fosses
et que, goûté par tous,
fadasse
- je vienne,
édenté, marmotter
que je suis aujourd'hui
"étonnant honnête".

Maria
tu vois -
j'ai déjà commencé à me voûter.

Dans les rues,
les gens percent le gras de goitre à quatre rangs.
Ils font de petits yeux,
usés qu'ils sont par la frottée de quarante ans, -
et eux de ricaner
devant mes dents
où reste encore
le pain rassis des caresses d'hier.

La pluie pleure sur les trottoirs.
Un filou, trempé, coincé par les flaques,
lèche le cadavre des rues lynché par le pavé.
Mais sur ses cils gris -
oui !
sur ces cils, stalactites de glace
des larmes coulent de ses yeux -
oui !
des yeux baissés des tuyaux de descente.

La gueule de la pluis a sucé la piétaille.
En fiacre un athlète se lustre au gras d'un autre athlète.
Les gens éclataient,
bourrés de victuailles,
et le lard suintait par tous leurs pores.
Dans le flot trouble des voitures s'écoulait
un petit pain sucé à côté
de mâchis de vieilles côtelettes.

Maria !

Mais comment glisser un mot doux dans l'oreille engraissé ?
L'oiseau
vit de chansons,
il gazouille,
affamé et sonore.
Mais moi, je suis un homme, Maria,
rien qu'un homme,
que la nuit phtisique a craché dans la main sale de Presnia.
Maria, me veux-tu ainsi ?
Fais-moi entrer, Maria !
Mes doigts crispés écrasent la gorge de fer de ta sonnette !

Maria !

Les rues de bêtes sont hantées.
Les doigts de la foule au cou m'écorchent la peau.

Ouvre !
Je souffre !

Tu vois -- on a planté
dans mes yeux des épingles à chapeau.

Elle a ouvert.

Enfant !
n'aie pas peur
si s'accroche à mon cou de taurillon
l'humide poids de femmes aux ventres en sueur.
C'est qu'à travers la vieje hâle
des millions d'amours pures et colossales
et de milliers de millions d'amourettes sales.
Ne crains pas,
qu'à nouveau
un jour sombre de trahison,
je m'attache aux mille visages jolis
"de celles qui ont aimé Maïakovski".
Sache que c'est la dynastie
des reines avenues dans un coeur en folie.

Maria, près de moi !

Sans pudeur dévêtue,
dans un frisson d'émoi,
le charme non éclos de tes lèvres, donne-le moi.
Mon coeur et moi n'avons jamais atteint le mois de mai.
Et dans la vie totalement vécue
à peine est-il un centième d'avril.

Maria, donne-le-moi !

Maria !
Le poète chante des sonnets à Tiano,
mais moi -
tout de viande,
homme totalement -
ton corps simplement te demande,
commen demandent les chrétiens
"donnes-nous aujourd'hui
notre pain quotidien".

Maria !
J'ai peur d'oublier ton nom,
comme le poète a peur
d'oublier
quelque mot enfanté dans les nuits de douleurs,
mot égal à dieu en grandeur.

Ton corps,
j'en prendrai soin et l'aimerai,
comme un soldat,
émondé par la guerre,
inutile,
solitaire,
prend soin de son unique jambe.
Maria -
tu ne veux pas ?
Tu ne veux pas !

Ah !

ça veut dire qu'encore,
sombre et morne,
je prendrai mon coeur
inondé de larmes
pour le porter
ainsi qu'un chien
porte à sa niche
sa patte écrasée par un train.


[...]

 

Le Nuage En Pantalon - Vladimir Maïakovski 

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Happiness Only Real When Shared.

 

Hard Sun.

Eddie Vedder.

 

 

 

 

 

 

Ce film sort le 9 janvier et à mon avis il vaut largement la peine qu'on se traîne jusqu'au cinéma le plus proche pour aller le voir (moi j'ai même couru pour pas manquer le début, ha ha la salle était pleine à craquer, jamais vu ça de ma vie, on voit ça que dans les vieux films où on voit un gros nuage de fumée au-dessus des spectateurs).

Y a plein de bonnes raisons de le voir, un peu pour l'histoire (vraie), un peu pour les très belles images, un peu pour le personnage, et l'acteur aussi^^, un peu pour la bande son d'Eddie Vedder qui est vraiment très belle, un peu pour l'esprit Beat du film, un peu parce qu'on vit une minuscule fraction d'expérience par procuration, un peu parce que ça rêver...

Deux heures et demie c'est long mais personnellement je n'ai pas vu le temps passer. Je l'ai trouvé vraiment génial ce film, ce n'est pas le cas de ma mère par contre, je ne sais pas si c'est une question d'âge ou de caractère (mais il paraît que je suis sa réincarnation - même si elle n'est pas morte..), en même temps c'est vrai qu'elle a trouvé Kerouac chiant à mourir alors forcément ça ne pouvait pas lui plaire... Fou intégraliste mystique de la nature, n'est- ce pas mignon comme définition ? Cela dit, c'était juste pour dire que ça peut ne pas plaire, on s'en fout de ma mère (de moi aussi, d'accord, mais bon on va faire comme si ce n'était pas le cas.

 

« I read somewhere, how important it is in life to not necessarily be strong but to feel strong, to measure yourself at least once. »

 

 

 

http://www.intothewild.com/

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Wild Child

Wild Child.

W. A. S. P.

 

 

I'm a wild child, come and love me I want you

My heart's in exile I need you to touch me

Cause I want what you do... I want you

 

 

 

 


[Je n'y pense plus !]

 

 

[ou l'art de se faire chier] 

 

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