Ligeia

Control

< No Love Lost - Joy Division >

 

 

Je suis allée voir Control au cinéma cet après-midi, c'était vraiment
génial ce film. Ca faisait longtemps qu'un film ne m'avais pas autant plu, ça m'a vraiment marquée...

Déjà, un film en noir et blanc ça fait toujours plaisir. Ensuite, les images
étaient vraiment magnifiques, les acteurs excellents, les restitutions des concerts très réussies, l'atmosphère envoutante, etc. je ne vais
pas non plus faire un panégyrique de ce film. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je vais le revoir, demain même très probablement.

 

 

(Image du film)
 

 

C'est vraiment pénible de rentrer chez soi, de retrouver sa routine, les
cours, les parents chiants, le lendemain la veille n'y fait rien, on a juste
envie de rester dans cette atmosphère, se laisser bercer, valse mélancholique et langoureux vertige, c'est un peu comme quand
on se laisse porter par les vagues, les yeux fermés, on ne veut pas les ouvrir parce qu'on sait que dès lors qu'on l'aura fait toute magie se sera évaporée...

 

                              You've been seeing things,
                              In darkness, not in learning,
                              Hoping that the truth will pass.
                              No life underground, wasting never changing,
                              Wishing that this day wont last.
                              To never see you show your age,
                              To watch until the beauty fades,
                              I need it.
                              I need it.
                              I need it. 

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Reine d'une perspective où tu n'as point de place

 

< Last Tango In Paris >

 

 

Journée passionnante, s'inscrivant dans le VIDE comme la plupart de mes journées
depuis l'interminable semaine qui vient de s'écouler. Ca doit être une réaction
bizarre de mon cerveau, mais c'est parfois très facile. Il arrive même à me faire
penser que c'est mieux qu'avant. Au moins comme ça ne je ne m'énerve pas, je
suis juste déçue à la limite, mais le néant c'est plus facile à vivre que ... je ne sais
pas comment définir ça, quelque chose qui va se dégradant - J'ai horreur de la
DEGRADATION, c'est pour ça que je compte mourir avant d'être vieille et décrépie.

C'est fou, j'aurais jamais pensé que ça se passerait comme ça, que ça finirait comme
ça, il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond dans ma tête, un boulon mal
vissé ou autre, ce n'est pas possible. Et cette histoire de Paris, c'est vraiment lourd
ces problèmes avec les parents, je déteste les parents, que les choses foirent à cause
de nous, ça me fout les nerfs, mais c'est comme ça, au moins c'est de notre faute,
mais alors qu'elles foirent à cause de "forces extérieures", ça c'est quelque chose
que je ne peux vraiment pas supporter, ça me fout en rogne...

Et toi tu fais vraiment chier, mais vraiment, et le pire c'est que c'est de ma faute, je ne
sais pas pourquoi je continue à te défendre aux yeux de tous et aux miens en premier
lieu, c'est complètement stupide et ça n'a aucun sens. Pourtant, il y a une explication
et tu la connais malheureusement aussi bien que moi. Enfin bon, l'AUTOMNE est arrivé
il y a cette lumière si particulière qui lui est propre, avec le ciel pas tout à fait bleu mais
pas gris non plus, et la pierre d'ici et les feuilles mortes, c'est très poétique tout ça.

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La mort n'est pas difficile. Elle prend ce qu'on lui donne.

 

Je suis l'hérésiarque de toutes les églises

Je te préfère à tout ce qui vaut de vivre et de mourir

Je te porte l'encens des lieux saints et la chanson du forum

Vois mes genoux en sang de prier devant toi

Mes yeux crevés pour tout ce qui n'est pas ta flamme

Je suis sourd à toute plainte qui n'est pas de ta bouche

Je ne comprends des millions de morts que lorsque c'est toi qui gémis

C'est à tes pieds que j'ai mal de tous les cailloux des chemins

A tes bras déchirés par toutes les haies de ronces

Tous les fardeaux portés martyrisent tes épaules

Tout le malheur du monde est dans une seule de tes larmes

Je n'avais jamais souffert avant toi

Souffert est-ce qu'elle a souffert

La bête clamant une plaie

Comment pouvez-vous comparer au mal animal

Ce vitrail en mille morceaux où s'opère une mise en croix du jour

Tu m'as enseigné l'alphabet de douleur

Je sais lire maintenant les sanglots Ils sont tous faits de ton nom

De ton nom seul ton nom brisé ton nom de rose effeuillée

Ton nom le jardin de toute Passion

Ton nom que j'irais dans le feu de l'enfer écrire à la face du monde

Comme ces lettres mystérieuses à l'écriteau du Christ

Ton nom le cri de ma chair et la déchirure de mon âme

Ton nom pour qui je brûlerais tous les livres

Ton nom toute science au bout du désert humain

Ton nom qui est pour moi l'histoire des siècles

Le cantique des cantiques

Le verre d'eau dans la chaîne des forçats

Et tous les vocables ne sont qu'un champ de culs-de- bouteille à la porte d'une cité maudite

Quand ton nom chante à mes lèvres gercées

Ton nom seul et qu'on me coupe la langue

Ton nom

Toute musique à la minute de mourir

 

         Louis Aragon

 

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Vide Immaculé

« Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague

n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus

acérée que celle de l'Infini. »

 

Baudelaire

 

 

 

Il faudrait trouver quelque chose pour représenter le Vide.
Je ne sais pas moi, le Néant. Rien. Même une feuille de
papier blanche - sans aucune tache, aucun mot, aucun
gribouilli, aucune veinure - qui provoque pourtant un grand
sens de vide, ne représente pas Rien. Si je mettais un petit
bout de mon âme sur une feuille de papier vierge, ça pourrait
peut-être donner quelque chose qui y ressemble. Au Vide.
Mais ce serait tout de même un bout d'âme sur une feuille de
papier. Un bout d'âme sur un bout d'arbre. Avec des insectes
qui font leur promenade du dimanche là-dessus, papillonne,
s'envole, goudronne.

 

 

Mais tout le monde peut avoir envie de jouer aux Légo...

 

 

 
Ce que je construisais moi, c'était des caravanes sans toits
pour partir loin, je n'ai jamais fais de maisons et imaginé
une petite routine de famille bien tranquille. J'étais pas très
féminine, j'ai toujours préféré les pirates  avec pleins de
tatouages et une pipe en bouche aux princesses aux longs cheveux dorés.

 

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.Saturation.

< Drive Me - Damien Saez >

 

 

 Je sature

   - des cours

   - que ce soit VIDE comme ça

   - de bouffe (ce qui ne m'empêche pas de m'empiffre

 

 

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais Communiste

Je ne devrais pas m'attendre à un changement, j'ai bien peur que ça restera toujours pareil 

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STOP THE CLASH

 


Bon, comme je suis très nulle en informatique et que je n'arrive
pas à mettre la vidéo (enfin si mais elle marche pa...) je vais
mettre le lien comme ça ce sera plus simple et ça marchera
forcément. [ Oui je sais qu'il y a l'URL pour mettre sur un site
mais avec mes capacités de sous-douée je n'y arrive quand même pas. ]

 
 
 
http://www.avaaz.org/en/stop_the_clash 
 
 
 
 
 
 

 
C'est miracle que d'être ensemble

 

 

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Biologiquement, je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie : je pisse, j'éjacule, je pleure. (La Solitude)

< La Ballata Dell'Amore Cieco >


 

Géniales ces histoires qui ne mènent à rien J'ai hâte de changer d'environnement j'étouffe ici il me faut du nouveau de l'inconnu peu importe ce que c'est et où c'est Dans trente-neuf jours on sera à Paris je vais en profiter pour changer d'air j'ai absolument besoin de ça même si je sais pertinemment que l'air que j'y trouverai sera encore plus pollué Mais qu'importe de se faire mal il suffit que ce soit un mal différent de celui auquel on est habitué Vous savez comme quand on a mal quelque part et que pour oublier cette douleur-là on se blesse ailleurs Biensûr c'est un cercle vicieux mais tant qu'à vivre dans un monde vicieux autant vaut être vicieux soi-même Et le vice n'a jamais tué personne que je sache

Vraiment jolies ces chansons Italiennes je ne pensais pas me retrouver un jour à écouter ce genre de choses c'est très mielleux presque habituellement je ne supporte pas ça mais il m'arrive d'être un poil trop sensible à ces ânneries A force de rêvasser ça doit être à cause de ça Et en même temps il y a les discours avec Jeanne sur pourquoi se sâlir ça te fait remettre les pieds sur (sous) Terre c'est le moins qu'on puisse dire Mais après toutes ces années je me connais quand même un peu je sais ce que je dis et c'est bel et bien en besoin Finalement je crois que je suis très bien intégrée dans le monde du Vice Ceci dit je t'en remets au vent et je m'en vais bien loin

 

 

[ E mentre il sangue lento usciva,
e ormai cambiava il suo colore,
la vanità fredda gioiva,
un uomo s'era ucciso per il suo amore.

Fuori soffiava dolce il vento
tralalalalla tralallalero
ma lei fu presa da sgomento,
quando lo vide morir contento.

Morir contento e innamorato,
quando a lei niente era restato,
non il suo amore, non il suo bene,
ma solo il sangue secco delle sue vene. ]

 

 

 

{ Fabrizio de André un grand poète } 

 

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Avec Le Temps

Avec le temps...
Aavec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus

 

                  [ Léo Ferré ]

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Nihil lacrima citius arescit.

< L'Absente >

 

Qu'est-ce que je fais de mon samedi soir ? Je planifie le voyage à Paris des vancances de la Toussaint. Si ça arrive à bon port - et ça devrait être le cas - il y a des chances que ce soit vraiment cool, mes premières vacances entre amies, on a pleins d'idées pour tout et n'importe quoi, de mon côté j'ai élaboré quelques projets farfelus donc je n'ai encore fait part à personne ce serait vraiment génial, une occasion rêvée, on verra bien.

Bon dieu que je m'ennuie. Je suis totalement démotivée, j'ai pas envie de lire, pas envie d'écrire, pas envie de m'abrutir devant la télé (je m'abrutis devant l'ordi, je ne sais pas si c'est vraiment mieux...) c'est fou comme je n'ai rien à faire de ma vie, pour le coup je vais mettre un petit bout de Desnos, ça a assez de substance pour me remplir un moment.

 

J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m'est chère?

J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps
Sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l'amour et toi, la seule
qui compte aujourd'hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu'il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu'a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l'ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

Robert Desnos - Corps et biens

 


Du coups, les taillures bavent et les questions fusent. Puis je suis sensée ne pas m'inquièter. Tu crois vraiment que c'est possible ? Tu me connais si mal que ça ? Non... Pourtant, je sais que je ne devrais pas m'en faire, il y a pleins de raisons pour que je m'inquiète, mais elles ne comptent pas vraiment n'est-ce pas, elles ne le devraient pas, du moins.

Je ne connais pas grand chose à la vie (je ne suis pas prétentieuse ce soir), mais je connais le drame humain. Drame psychique, j'entends. Quand on peut se payer le luxe d'avoir des drames psychiques biensûr. Il était une fois un royaume. Peu importe son nom, le mien, le sien, le leur, le votre de royaume, aucune importance, puisque comme La Fontaine ma réflexion a abouti a une conclusion de visée universelle, présent gnomique. Ce royaume fut déchiré tout au long des siècles par de nombreuses guerres, les unes plus sanglantes que les autres, mais qui après des années de combat finirent toutes par trouver une fin pacifique dans un traité de paix, un armistice ou autre. Il y en eut une, une seulement, qui commença dès lors que le petit groupe à l'origine du royaume se réunit, et cette guerre-là dure toujours, elle n'a pas de limites, ni temporelles, ni spatiales, c'est la guerre des Idéaux contre les Instincts. Elle nous hante, nous ronge, nous déchire. Puis tout passe et on se rend compte que ce n'étaient que des conneries. J'espère que ce jour n'arrivera jamais. En fin de compte, je préfère vivre avec cette guerre que sans, je ne sais juste pas quel parti prendre...

Hallelujah, je l'adore cette chanson. Mais j'ai loué un placard pour mes robes d'hiver vous ne savez pas ce que c'est, je ne vous le souhaite pas, y a-t-il une fin à tout ça ?

 

{ Le temps passe, les gens ne sont plus } 

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Dans tes Yeux...

< Perfect World >

 

 

Voilà, opération Tables devant les lycées de l'UNL (http://unl67.blogg.org) terminée, on verra bien si ça portera des fruits, mais de toutes façons c'est la seule manière d'expandre le syndicat et d'avoir les moyens de pouvoir faire quelque chose (faut pas se leurrer, c'est pas à seize dans le département qu'on va mener des actions avec des résultats). Ca peut paraître contradictoire - et ça l'est sans doutes - mais tout en n'y croyant pas, je pense que c'est important : j'ai conscience de l'inutilité de ce qu'on fait, mais si on part du point de vue que tout est inutile (ce qui est quand même bien le cas) on ne fait rien et on n'a donc aucune chance de faire bouger les choses. Je ne crois pas au Progrès, mais si la société progresse je serais la première à m'en réjouir, et il est évident que les choses ne vont pas avancer toutes seules. En conclusion, pour faire bouger les choses (je ne vais pas jusqu'à «changer le monde» ça c'est encore plus utopique que le socialisme utopique) il faut se réunir en groupe (c'es-à-dire adhérer à l'UNL, par exemple ^^), se battre tout en acceptant les idées des autres (trop de jeunes veulent faire les rebelles à tout prix, c'est une attitude que je ne peux pas supporter, être contre les adultes juste parce que ce  sont des adultes et qu'ils nous sont supérieurs dans la hiérarchie sociale est totalement stupide, il faut essayer de comprendre les arguments et les raisons des autres) et on aura là quelques possibilités de freîner la Chute vers les Enfers déjà bien entamée. Ah oui tiens je suis fataliste je dis pleins de conneries (n'est-ce pas Jeanne) mais bon, c'est ce que je crois vraiment, le capitalisme a accéléré cette chute et il nous conduira à la fin de l'humanité, ça prendra sans doutes des siècles, peut-être même plus, mais il y aura une fin à tout ça.

Cela dit, je vais aller lire Le Capital, le soir c'est un peu trop éprouvant. Mais, c'est très intéréssant. Dire que j'ai toujours détesté les communistes... Anyway, c'est à ça que servent les études n'est-ce pas, nous faire évoluer,  j'ai compris que l'idéologie à l'origine du communisme est loin d'être mauvaise, c'est la façon dont elle a été appliquée en URSS que j'ai toujours détestée, mais les deux ne collent pas, heureusement que je lis.

 

«  Trop de libéralisme
Mais sans libérations » 

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